Billetterie THEATRE OUVERT : Réservez votre billet

Carte Théâtre Ouvert

Carte Théâtre Ouvert

  • Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines - Paris

Les avantages de la carte Carte valable un an à partir de sa date d’achat Réduction de 50% sur l’ensemble des propositions de Théâtre Ouvert Entrée gratuite pour certaines d’entre elles (lectures, cartes blanches…) - ENTRÉES GRATUITES SUR L'ENSEMBLE DES REPRÉSENTATIONS DES FESTIVALS (ZOOM, FOCUS, JAMAIS LU - PARIS)

Prix de la carte 10€

Mais aussi… Tarif réduit pour la personne qui vous accompagne Invitation à des moments d’échanges privilégiés autour des projets artistiques Participation aux ateliers de pratiques artistiques (prochaine séance le vendredi 9 juin à 19h30)

Bénéficiez de tarifs préférentiels chez nos partenaires Théâtre de la Bastille, Théâtre de Gennevilliers, TGP de Saint-Denis, Le Monfort, Le Tarmac, Théâtre Paris-Villette, Théâtre 13, Théâtre de la Commune, Espace 1789, IVT-International Visual Theatre, Théâtre de la Tempête, Théâtre 71, Théâtre Jean Arp, Théâtre Romain Rolland, Théâtre des Sources, Le Mouffetard, Théâtre de l'Aquarium, Théâtre des Quartiers d'Ivry, Théâtre de Belleville

RÉSERVATION
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Vous pourrez retirer votre carte à Théâtre Ouvert lors de votre venue.

À partir de 10,00 €

+ 0,95 € frais de loc.

OVNI(S)

OVNI(S)

  • Ven. 21 sept. à 20 h + autres dates
  • Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines - Paris

OVNI(S) Collectif ildi ! eldi 21 septembre ➡︎ 13 octobre 2018 1h30

Pièce originale OVNI d’Ivan Viripaev (Traduction Tania Moguilevskaia et Gilles Morel) Scénario poétique Jérôme Game Musique Chloé Thévenin Mise en scène et jeu Alexandra Castellon, Sophie Cattani, Grégoire Monsaingeon, Antoine Oppenheim, Michael Pas Scénographie Saskia Louwaard et Katrijn Baeten Son et dispositif sonore Benjamin Furbacco Lumières et régie générale Ludovic Bouaud

OVNI(S) ou la rencontre avec l'extraterrestre. Une succession de figures, une succession de paroles. Face à nous, chacun témoigne de sa découverte d'un OVNI, de son expérience et nous raconte son sentiment de connexion, de reconnexion, voire de communion, avec lui-même, si ce n'est avec le monde. Un chef d'entreprise, un livreur, une étudiante... À tour de rôle, ils partagent leur vie et nous convoquent, dans leur « avant » et leur « après », à saisir le fil, la bascule, la prise de conscience. La scène de théâtre prend des allures de plateau de cinéma, et nous propose un voyage d'un recoin à l'autre de la planète. Un voyage à la rencontre d'individus apparemment normaux qui ne se connaissent pas mais qui partagent le besoin d'une confession intime. « OVNI(S) raconte notre monde contemporain d'hyper connexions au milieu duquel des failles temporelles, ou pauses émotionnelles, frappent certains d'entre nous. » Quand l'homme civilisé rencontre son altérité et sent le besoin d'en créer une mythologie contemporaine. Tout cela bien loin du religieux même s'il est question de ciel...

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LE PROJET : une dramaturgie composite

• Les témoignages issus de la pièce originale Ovni d’Ivan Viripaev qui sont le point de départ du projet. • Un scénario poétique de Jérôme Game écrit à partir de la pièce d’Ivan Viripaev. • Une création musicale composée par Chloé Thévenin à partir des deux textes.

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LA PIÈCE ORIGINALE / Ivan Viripaev

La pièce est constituée d’un ensemble de témoignages, des individus d’âges et de nationalités différentes, qui à travers le monde, racontent leur contact avec l’ovni. Toutes ces personnes, découvertes et contactées par Ivan Viripaev grâce à internet, prétendent avoir rencontré, un jour, des extras terrestres et nous racontent les circonstances de cette rencontre. Il s’agit pour chacun de décrire un moment de connexion très particulier avec le monde, de compréhension et d’osmose, de totale présence. Chaque personne décrit une sensation plus qu’une vision, une perception des choses à un moment donné plus qu’une rencontre réelle. Ils appellent cela « rencontre avec l’ovni », mais c’est un phénomène intérieur et subjectif qui est décrit, très éloigné des petits hommes verts de la science-fiction. C’est pour chacun d’eux une prise de parole délicate car elle révèle une intimité subtile et enfouie. Dans l’introduction de la pièce Ovni, Ivan Viripaev parle d’un projet de film et d’écriture de scénario, à partir de ces témoignages, qui n’aurait finalement pas abouti pour diverses raisons. Lorsque le collectif a découvert cette pièce, le désir d’associer Jérôme Game au projet s’est très vite imposé afin de lui demander d’imaginer ce scénario et d’inventer ainsi un fil rouge narratif qui relierait ces monologues en les racontant comme un film.

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LE SCÉNARIO POÉTIQUE / Jérôme Game

Quand Antoine et Sophie m’ont invité à prendre part à leur adaptation d’Ovni d’Ivan Viripaev, un texte fort et très dense du fait de son thème (les martiens, le sens de l’existence aujourd’hui) comme de sa forme (cinq longs monologues + l’histoire d’un tournage avorté), j’ai eu envie d’y ajouter de l’image parlée : des séquences, des champs-contrechamps, des gros plans décrits par les comédiens eux-mêmes pour ouvrir, déplier, agrandir les récits contenus dans ces monologues, en faire percevoir les décors de plus près, en incarner les personnages un peu plus sensuellement, les faire entendre à un autre rythme aussi, donner une autre échelle à ce qu’ils racontent. Un peu à la manière d’un chef op’ poétique, mon intervention a consisté à éclairer ces récits de l’intérieur, directement par la bouche des personnages, et à les recadrer aussi, en multipliant les angles narratifs, à la fois en plans rapprochés sur les corps et leurs habitats naturels, et en dézoomant très largement pour mieux saisir les contextes sociopolitiques de leur quotidien, c’est-à-dire le monde comme il va, 'globalisé', dans ce qu'il a de chaotique, d'hystérique même, et d'étrangement beau aussi, de ralenti, de toujours-déjà cinégénique. Des grandes questions contemporaines aux formes de vie les plus concrètes : c’est cet aller-retour, ce champ/contre-champ, ce zoom avant/zoom arrière que mon écriture a cherché à mettre en place à même le texte de Viripaev, en lien constant avec la mise-en-scène d’ildi!eldi. Et personnellement, inventer un cinéma mental où rien n'est montré, un cinéma purement théâtral car uniquement raconté, transformant la scène en plateau de tournage et en studio de montage virtuels, ça m’a fait l’effet d’un antidote super-efficace aux discours, aux images, et aux récits tout faits qui nous pleuvent dessus à longueur de journée. J.G

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LA CRÉATION SONORE ET MUSICALE / Chloé Thévenin

Sophie Cattani et Antoine Oppenheim ont proposé à Chloé Thévenin d’imaginer avec eux la bande originale de ce scénario pour la scène. Riche d’un parcours électronique et éclectique, elle imagine des compostions sonores et musicales autour des témoignages. Accompagnant les récits de façon subtile et mélodique, ses interventions sonores viennent s’immiscer dans les récits pour en souligner l’intimité. La musique de Chloé est ici musique de chambre, parfois douce, parfois plus puissante. Elle devient l’architecture invisible de la dramaturgie d’Ovni(s) afin d’accompagner la parole et les déplacements des personnages, et faire exister l’espace, la lumière et les plans décrits par Jérôme Game. La musique électronique suggère un aller-retour entre monde ancien et monde moderne, mettant en parallèle des sonorités primitives et des sons d’aujourd’hui, accentuant la tentative de connexion par la musique à une sorte de rituel oublié. Chloé Thévenin invente, en complicité avec les acteurs, l’ingénieur du son et les scénographes, un dispositif sonore immersif pour le public, en multipliant les sources et les supports de diffusion pour donner des valeurs et des textures variées au son. Une implication technique et plastique, qui est une partie constituante de la scénographie. Chloé Thévenin s’inscrit ainsi avec le collectif dans le processus de création, son travail de composition s’est fait en parallèle des répétitions.

Production Collectif ildi ! eldi Coproduction Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines, Festival d'Avignon, Théâtre_Arles Scène conventionnée d'intérêt national art et création nouvelles écritures, Pôle arts de la scène - Friche la Belle de Mai Avec le soutien de la Spedidam, Drac Provence-Alpes-Côte d'Azur, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur Avec l'aide de Châteauvallon Scène nationale

À partir de 11,00 €

+ 0,95 € frais de loc.

CONVULSIONS

CONVULSIONS

  • Ven. 18 janv. 2019 à 20 h + autres dates
  • Théâtre Ouvert – Centre National des Dramaturgies Contemporaines - Paris

d'Hakim Bah Mise en scène Frédéric Fisbach Assistant à la mise en scène Imad Assaf Scénographe Charles Chauvet Créatrice lumière Léa Maris Créatrice son Estelle Lembert avec Ibrahima Bah, Maxence Bod, Madalina Constantin, Lorry Hardel, Nelson-Rafaell Madel, Marie Payen

Atrée et Thyeste torturent et tuent leur frère bâtard pour ne pas avoir à partager l’héritage familial avec lui. Atrée bat sa femme et la trompe avec celle du voisin. Thyeste, amoureux d’Érope finit par la séduire. Plus tard, Atrée, Érope et leur bébé se rendent à l’ambassade américaine pour effectuer les démarches nécessaires à leur installation aux États-Unis. Le test ADN obligatoire pour l’obtention du visa révèle que l’enfant n’est pas le fils d’Atrée…

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Dans Convulsions Hakim Bah prend appui sur un épisode de la tragédie des Atrides pour traiter des violences familiales, conjugales, sociales et économiques. Tout est question de possession, de territoires à conquérir et d’exil, entre un terrain de basket et un aéroport. L’écriture vive, brute et concrète agit sans discourir, avec humour. L’auteur fait preuve d’acuité de vue tant dans la description des pulsions humaines que dans celle de l’agressivité du monde des leaders.

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" J’aime l’écriture d’Hakim Bah, il fait partie d’une génération d’auteurs qui insuffle une vitalité nouvelle et une urgence à prendre la parole sur les plateaux. Ils sont la preuve vivante de la nécessité, pour penser et cultiver l’humain en nous, de tout ce qui n’est pas nous : l’étranger, le différent, l’autre. Pour Convulsions Hakim Bah s’inspire de Thyeste, la tragédie de Sénèque. Il en fait un conte d’anticipation effrayant dans lequel on peut gagner une green card par tirage au sort, où l’ADN parle et où l’humain est possédé par un mot, Greedy✳ (le cri de guerre du monde de la finance), pour l’appliquer à tous les compartiments de sa vie, jusqu’au plus intime. La violence est dans chaque scène, elle va jusqu’à l’épuisement, elle va au bout de son absurdité. Comme si l’auteur avait voulu en exprimer l’essence, mais à peine un filon est-il épuisé, qu’apparaît un nouveau, et ça continue, ça creuse plus profond. À la lecture on est pris dans ce maelström. J’ai d’abord éprouvé un grand plaisir à lire la pièce. Cette langue fait naître un plaisir ambigü chez le lecteur, qui accepte presque malgré lui de plonger dans cette décharge de violence, qui se tisse à un humour abrupt et burlesque. Voyeur essayant de calmer la montée d’une drôle de culpabilité, je me suis fait prendre par l’histoire. Mais si Hakim Bah reprend l’inexorable descente aux enfers des fils de Tantale, c’est sans doute pour témoigner d’une chose très simple. Une chose que nous vivons dans nos chairs et avec laquelle nous « dealons » au quotidien, passant de la colère à l’écoeurement avant qu’une immense fatigue nous gagne face au gâchis provoqué par la répétition des mêmes erreurs, des mêmes horreurs, toujours… Hakim Bah tord le mythe de Thyeste et d’Atrée pour accoucher d’une pièce à la fois intime et éminemment politique. Notre époque est cool et monstrueuse, notre monde techno-globalisé à l’agonie. Nous n’avons pas retenu la leçon depuis Sénèque et nous célébrons jour après jour la victoire du verbe avoir sur le verbe être. Ce faisant, nous nous condamnons à l’anthropophagie et à l’inhumanité. " Frédéric Fisbach

Production Ensemble Atopique II Coproduction Théâtre Ouvert Avec le soutien de l’aide au Montage d’Artcena Avec l’aide à la création de l’association Beaumarchais-SACD

L’auteur a reçu le prix RFI Théâtre 2016

Le texte est édité par Théâtre Ouvert/Tapuscrits (Editions) – Coédition RFI

À partir de 11,00 €

+ 0,95 € frais de loc.